Droit à l'image : quand faut-il flouter les visages ?

Publier la photo d'une personne reconnaissable sans son accord peut engager votre responsabilité. Voici ce qui s'applique en France, dans quels cas le floutage règle la question, et comment le faire proprement.

Mis à jour le 26 septembre 2026

Le principe : l'accord de la personne

L'article 9 du code civil protège la vie privée, dont l'image fait partie : chacun peut s'opposer à la diffusion de son image sans son consentement. La jurisprudence admet des exceptions (information du public, personnes accessoires dans un lieu public, événements d'actualité), mais dès qu'une personne est isolée, reconnaissable et que l'image sert un usage commercial ou promotionnel, l'accord préalable est la règle sûre.

Depuis le RGPD, une photo où une personne est identifiable est aussi une donnée personnelle. La traiter (publier, stocker, partager) suppose une base légale : le consentement le plus souvent, ou l'intérêt légitime documenté pour un usage interne limité.

Quand le floutage suffit

Une image où la personne n'est plus identifiable n'est plus une donnée personnelle : flouter ou pixeliser le visage de façon irréversible sort la photo du champ du droit à l'image et du RGPD pour cette personne. La CNIL rappelle que l'anonymisation doit être robuste : un flou léger ou un simple cache repositionnable ne suffit pas.

Attention aux autres signes d'identification : un tatouage, une plaque d'immatriculation, un nom sur un badge ou un uniforme peuvent rendre une personne reconnaissable malgré le visage masqué. Le studio permet de masquer ces zones en plus des visages.

  • Photos d'équipe, séminaires, salons : flouter les personnes qui n'ont pas donné d'accord écrit.
  • Photos de classe ou d'activités périscolaires : accord des parents, sinon floutage.
  • Chantiers, interventions, vidéosurveillance partagée : flouter passants et véhicules.
  • Annonces immobilières et automobiles : masquer plaques, photos de famille, courrier visible.

Comment flouter proprement

Le flou gaussien et la pixelisation sont irréversibles quand ils sont appliqués avec une intensité suffisante et que l'image d'origine n'est pas jointe. Make Blur calcule la mosaïque sur l'image à pleine résolution et n'exporte jamais les pixels d'origine des zones masquées. Pour une garantie maximale, l'aplat opaque (barre) ne laisse aucune information.

Retirez aussi les métadonnées : une photo de téléphone contient souvent la position GPS et la date. L'export de Make Blur n'écrit aucune métadonnée dans le fichier de sortie, et le rapport d'anonymisation liste ce qui a été retiré.

Questions fréquentes

Faut-il flouter les visages sur une photo prise dans la rue ?

Pas toujours : une foule ou des passants accessoires dans un lieu public ne nécessitent en principe pas d'accord. Dès qu'une personne est cadrée, isolée et reconnaissable, et que la photo est publiée ou utilisée commercialement, l'accord ou le floutage s'impose.

Un flou peut-il être retiré ?

Un flou faible ou une pixelisation grossière appliquée sur une image basse résolution peut parfois être partiellement reconstruit. Avec une intensité suffisante et sans conserver l'original à côté, non. En cas de doute, utilisez l'aplat opaque.

Le floutage est-il obligatoire pour les mineurs ?

La publication de l'image d'un mineur nécessite l'autorisation des titulaires de l'autorité parentale. Sans autorisation, le floutage est la solution habituelle des écoles, clubs et associations.

Sources

Faites-le maintenant, dans le studio

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